Pour voir le courage des grands départs et le chant du premier cri avant la fée des dents, ce lieu existe loin des jours où les chapitres de notre livre d`histoire sont inconscients de la fin. En ce lieu de compassion, les regards se croisent sans ces murs inutiles de la richesse, d`égoïsme, de la religion et de la différence. Ici la souffrance nous parle pour nous dire que le temps est peut-être venu ou pour éveiller notre conscience de notre vie éphémère.
Pour voir la vie partir, il y a les couloirs où se trouvent les civières qui mènent parfois au cimetière. Pour voir les jardins de rose et sentir le vent de l`été, il ne faut pas venir, ici l`on ne souffre pas d`éclat de rire très souvent. Dans ces couloirs entre l`ombre et la lumière où entre le ciel et la terre, la caresse des anges accompagne parfois les âmes dépouillées de leur corps trop vieux.
Pour entendre la sincérité des mots et des gestes des gens pouvant nous suivre pour dix mille ans comme un « je t`aime », il y a ces murs où des gens de cœur y travaillent pour guérir, nous dire si c`est un garçon ou une petite fille, mais aussi briser parfois la solitude et l`inquiétude du grand départ.
Pour voir la pauvreté de l`ambition, toutes ces guerres inutiles, la grandeur de l`âme pour un monde meilleur ailleurs peut-être, il y a ces couloirs entre le ciel et la terre.










7 mai 2012
pierrejacquesgauthier
Il n’y a pas de mots plus beaux que ceux appris aux premiers pas de notre enfance, ces mots de nos premiers souvenirs où l’on a appris à dire « je t’aime ». Il n’y a pas de plus belle langue que celle ayant dit notre prénom remplie de tendresse. Ainsi, notre histoire est notre maison, notre quartier où nous avons appris à communiquer, à fredonner le chant de liberté au nom d’une chanson et d’un rêve.
Quand tu n’as pas le droit d’être visible, sans visage, seulement un regard là-bas dans le noir, comme ce masque cachant ton sourire, puis vieillir seule sans témoin de tes rides suite au chemin parcouru.
Une dictature est l’antichambre de la démocratie. Le fort domine le faible par la force ou la ruse des mots, des peurs, des espoirs, des besoins et des sentiments d’un peuple. Le savoir, la communication et le rassemblement sortent un peuple de l’ombre d’une dictature.
